"L'homme n'est rien d'autre que son projet, il n'existe que dans la mesure où il se réalise, il n'est donc rien d'autre que l'ensemble de ses actes, rien d'autre que sa vie."
Quatre nouvelles de Jonathan Coe, quatre univers différents, quatre personnages...
Une histoire d'horreur et de fantômes glaçante, encore un livre dont j'ignorais l'existence et que j'ai découvert grâce au film. Une très bonne ambiance, qui s'installe de façon pernicieuse et vient tout doucement faire frisonner le lecteur, jusqu'à provoquer des sueurs froides à la lecture de ces quelques pages...
Une correspondance entre deux amis que l'océan sépare, l'un juif, l'autre allemand, à l'aube de la montée au pouvoir d'Adolf Hitler. On assiste à la lente destruction d'une amitié à travers ces quelques lettres, à cette lente montée de l'antisémitisme (peut être un poil trop rapide dans la correspondance) et aux tragédies du régime nazi. Un excellent roman, très touchant, simple mais direct.
Une réflexion intéressante sur la propension à mentir dans la société actuelle. L'essai s'intéresse grandement aux "white-lies", ces mensonges que l'on prononce tous pour éviter de blesser quelqu'un, ou cacher une situation gênante, et sur les problèmes qu'ils causent et qui pourraient être évités en décidant simplement de dire la vérité. La réflexion de base est très intéressante, le sujet est vaste et c'est le gros reproche que j'ai à formuler : l'essai est bien trop court et ne s'attarde que sur la surface du problème sans vraiment creuser en profondeur, alors qu'il y aurait grandement gagné en intérêt.
Un jeune étudiant philosophe doit veiller trois nuits durant sur la défunte fille d'un colonel que l'on dit être une sorcière... Au fur et à mesure que le temps s'écoule, les évènements se précipitent, devenant de plus en plus effroyables et terrifiants, jusqu'à ce qu'à chaque nuit retentisse le chant du coq libérateur. Prenant, pas si effrayant que ça, mais une histoire qui se dévore d'une traite.
Super roman d'anticipation, surtout pour un livre aussi vieux, visionnaire et un peu effrayant dans sa vision futuriste sur a quel point on peut se reposer sur des choses au point d'en oublier le fonctionnement.
Une collection d'avis intéressante et très riche, pleine d'apprentissages. Le livre donne beaucoup de pistes pour augmenter sa créativité, mais aussi où trouver l'inspiration, et propose des voies pour se découvrir soi même qui apportent beaucoup. Clair et direct il se dévore d'une traite.
Dernière nouvelle faisant partie du cycle "A la croisée des Mondes" qu'il me restait à lire, désormais c'est bel et bien fini. Quel bonheur de retrouver Lyra et son daemon une dernière fois dans cet univers parallèle faisant suite aux 3 tomes principaux. Une histoire courte, entrainante, mais qui n'est intéressante que parce qu'elle s'inscrit dans l'ensemble du cycle.
De l'humour pinçant en plein dedans, agissant tant en tant qu'éclairement quant au phénomène du bullshit qui se répand de plus en plus dans notre société actuelle qu'en tant que pure bullshit s'auto-démontrant. Assez pinçant, définissant la frontière très fine entre l'art de dire des conneries et le mensonge, on reste cependant un peu sur sa faim quant au contenu de l'essai en lui même.
"J’ai réussi à combler de mots l’image et le nom absents de celle qui, durant six mois, a continué de se maquiller, de vaquer à ses cours, de parler et de jouir, sans soupçonner qu’elle vivait aussi ailleurs, dans la tête et la peau d’une autre femme."
La saga s'améliore encore avec ce tome, toujours aussi trépidant. On y rencontre de nouveau une belle galerie de personnages mythologiques et on redécouvre des mythes. J'ai vraiment dévoré ce tome à toute vitesse, n'arrivant plus à le lâcher avant de l'avoir terminé :)
Meilleur que le premier, et sans aucun doutes meilleur que le film, le rythme est toujours extrêmement bien construit et s'enchaine avec fluidité. La relation avec la mythologie se creuse de plus en plus et de façon extrêmement intéressante tandis que l'univers s'épaissit et prends plus de forme. Les personnages eux aussi commencent à devenir plus attachants, en acquérant plus de personnalité à travers ce tome. Un chouette livre de littérature adolescente, je suis impatient de continuer la saga ;)
Un début de saga sympathique, amusant de voir toute la mythologie grecque transposée dans notre époque (et de bonne manière encore) et de redécouvrir tous ces mythes. Pour ce premier tome les personnages sont encore légers à mon goût, mais l'intrigue est par contre elle extrêmement bien rythmée et menée. On verra ce que donne le reste ;)
J'ai retrouvé dans ce livre beaucoup d'autres, quelque chose du Cercle des Poètes disparus et du Maître des illusions, le tout accompagné, au fil d'une amitié extrêmement forte aux sentiments de rivalités assez forts... On retrouve le côté strict d'un collège américain, l'amitié forte entre ses membres, ... Le livre est intéressant, tragique aussi, se construisant lentement mais sûrement vers la fin.
Un parallèle glaçant entre le monde de l'entreprise, sa gestion des ressources humaines et le travail d'éradication effectuée par le 3e Reich en 40-45. Le livre superpose habilement les langages, brouillant les pistes, menant à s'interroger sur cette fameuse "question humaine" et sur l'aliénation de l'être humain et la distanciation opérée quant aux décisions appliquées à cette question au travers d'un langage extrêmement technique révélant des similitudes effrayantes.